Steve Abadie-Rosier est un psychanalyste d’orientation lacanienne. Il n’a toutefois jamais cessé d’élargir ses techniques thérapeutiques, des plus anciennes méthodes de suggestion mentale (l’hypnose directive et clinique enseignée à la National Guild of Hypnotists, États-Unis) aux plus récents développements de disciplines pionnières (la sophrologie conçue par Alfonso Caycedo, la sexologie, ou la relaxation médicale).

L’alliance paradoxale de savoirs éprouvés et de pratiques novatrices, fondés sur l’exploration de continents encore vierges de la psychologie qu’il contribue lui-même à défricher, font de lui un thérapeute atypique.

Émancipé des chapelles, et méfiant envers toute forme de sectarisme qui soumet le malade à un chemin thérapeutique couru d’avance, il entend au contraire faire de la personne l’alpha et l’oméga de l’analyse, dont elle devient co-responsable. Cette prise en charge globale du sujet, qui s’appuie sur une approche humaniste et holistique, a pour unique souci le respect de l’autonomie.
Personnalité iconoclaste, froide et distante Steve Abadie-Rosier a néanmoins commencé par un cursus classique, en médecine scientifique, psychologie clinique appliquée et psychopathologie clinique. Il s’est penché avec succès sur les pathologies les plus lourdes (ses premières recherches portent, en criminologie, sur les cuirasses du sujet criminel), les personnalités limites, les troubles de l’irréparable (victimes de viol, d’inceste, d’actes de barbarie, de génocide...) et la psychothérapie de soutien (cancer, VIH, fin de vie, deuil, tentatives de suicide...).

Conciliant le moderne et l’ancien, il rejette le modèle de l’analyse interminable qui empoisonne la blessure qu’elle cherche à guérir, mais il maintient une inébranlable foi dans le pouvoir de l’inconscient. Steve Abadie-Rosier considère enfin que le psychanalyste a un visage, une voix et une personnalité, en rupture frontale avec le préjugé qui fait de l’analyste une figure tour à tour secrète, mystique ou honteuse.

Steve Abadie-Rosier s’applique ainsi à « humaniser » l’image du psychanalyste, notamment dans ses ouvrages. Il a ainsi apporté son concours à la biographie de référence de la chanteuse Mylène Farmer.